5 JOURS, 10 MICROBRASSERIES : UN ROADTRIP EN MAURICIE


 

Je ne peux pas le nier, je suis une groupie dans l’âme. Plus jeune, j’arrivais toujours à 5AM pour être sûre d’être en avant quand j’allais voir les bands que j’idolâtrais en show, j’étais en amour avec Mike Shinoda et j’ai déjà gaspillé mon argent payé pour rencontrer Three Days Grace backstage. La vie m’a bénie d’un cri strident afin de me démarquer des autres folles filles dans la foule et d’une mémoire spectaculaire pour que je puisse chanter toutes les chansons de mes bands emo-rock préférés par cœur.

Aujourd’hui, petite fille devenue presque grande, je ne crie plus à la vue d’une rockstar. Par contre, ma personnalité-à-tendance-groupie s’est acharnée sur autre chose : la bière. Ce divin liquide m’intrigue et m’attire, je dois absolument goûter à tout et être au courant de tout. Il y a du monde qui adore faire découvrir des nouveaux groupes de musique, moi je veux voir les étoiles dans les yeux des gens quand je leur fais goûter une nouvelle bière qu’ils aiment. Vous pouvez donc comprendre mon enthousiasme démesuré lorsqu’on m’a proposé de partir en roadtrip en Mauricie dans l’unique but de visiter des microbrasseries et boire de la bière.

– «On part quand ?»
– «Dans deux jours.»
– «Avec qui ?»
– «Mes meilleurs amis (aka des gens que Audrey ici présente ne connaît pas).»
– «Ok j’suis game.»
– «T’es sur ?»
– «Ben oui : bières !»

Visiter des microbrasseries iconiques telles que Le Trou du Diable, La Chouape et La Micro du Lac, c’était comme aller voir en show mes bands préférés quand j’avais 13 ans. J’me pouvais plus.

Suite à cette introduction beaucoup trop longue, je vous présenterai donc au courant des prochains jours trois articles énumérant mes coups de cœur ainsi que les choses à faire et ne pas faire lorsqu’on part en roadtrip de microbrasseries, au cas où votre foie aurait envie de vivre l’expérience aussi.

Première destination : Shawinigan

À FAIRE :

ALLER MANGER AU BISTRO M

Puisque Le Trou du Diable n’ouvre ses portes qu’à 15h, profitez-en pour aller à ce petit bistro et goûter à leurs délicieux déjeuners (shoutout aux patates qui n’ont pas besoin de ketchup pour être bonnes) et dîners à prix abordables.

BOIRE SUR LA TERRASSE DU TROU DU DIABLE

Si vous avez la chance de scorer une des rares tables rouges sur leur terrasse, faites-le ! Sinon n’hésitez pas à vous installer à l’intérieur ; c’est le TDD après tout, vous avez l’obligation morale d’y aller. En plus d’une grande sélection de bières en fût, il vous est possible de goûter à des bouteilles de leurs brassins spéciaux, un incontournable pour ceux qui n’ont pas peur de débourser un peu plus cher pour goûter à des bonnes choses. Mon coup de cœur va définitivement à la Willow Gose, une bière à 3.5% qui goûte les jujubes en forme de dinosaures ! Désaltérante, vive et très sucrée avec une touche de sel ; j’ai un peu pleuré quand j’ai appris qu’ils ne l’embouteillaient pas. Sinon, on a également goûté à la Sengaya, une pale ale à l’amertume sèche et un peu résineuse brassée avec des houblons de Nouvelle-Zélande, et à la Saint-Maurice, une saison qui sent la banane mais qui a un goût un peu fumé et terreux.

 

ALLER MAGASINER DES BIÈRES ET DES TOUTOUS DE CHATS À LA BOUTIQUE DU TDD

Le TDD ne vend pas de bières directement à sa brasserie. Par contre, je vous conseille fortement de faire une marche de 10 minutes pour vous rendre jusqu’à la boutique de la microbrasserie. C’est ici que les bouteilles rares sont vendues, en plus d’une grande sélection de bières, des growlers, des verres, des chandails à l’effigie de leurs bières ainsi que plein d’autres accessoires produits par les artisans du coin, comme des portes-clés et des toutous de minous. Fait important : les heures d’ouvertures sont beaucoup plus restreintes que celles du bar, alors vérifiez les horaires avant de vous y rendre !

 

PRENDRE UNE BIÈRE AU BROADWAY PUB

Shawinigan a été bénie non d’une mais bien de deux microbrasseries situées à environ 15 minutes de marche l’une de l’autre. La sélection du Broadway Pub est un peu plus menue mais contient tout de même quelques exclusivités qui ne sont pas embouteillées, comme la Célébration, une lager rousse bien maltée qui rappelle presque le sucre d’orge sans l’aspect liquoreux. Je dirais qu’on vient ici pour la dégustation, et non pour y passer une soirée complète, mais il était tout de même tôt lorsque nous nous y sommes arrêtés ; peut-être que l’ambiance change une fois la nuit tombée !

À NE PAS FAIRE :

 

JOUER AU MINI-PUT

Ça c’est non, même si l’entrée est tapissée de photos de la fois où Simple Plan est venu y jouer, parce que so famous.

Deuxième destination : Saint-Tite

À FAIRE :

PROFITER DES PALETTES DE DÉGUSTATION D’À LA FÛT

Ambiance festive, un menu de nourriture alléchant (salut les ailes de vautours), et la possibilité de prendre des palettes de dégustations afin de pouvoir enfin goûter aux bières de leur série À La Fût d’Chêne ! À environ une quinzaine de dollars la bouteilles en dépanneurs, vaut mieux profiter de la possibilité de pouvoir y goûter en petite quantité avant de faire des grosses dépenses !

 

RETOURNER DÉJEUNER À LA MICRO-BRASSERIE LE LENDEMAIN MATIN

Surprise ! Nul besoin de chercher bien longtemps un endroit où manger le lendemain de votre soirée : les cuisines d’À La Fût s’activent dès 7AM afin de vous servir des déjeuners vraiment originaux. Puisqu’ils sont associés avec la brûlerie Mékinoise, vous pourrez boire de l’excellent café tout en dégustant votre tartare de truite bénédictine ou votre crêpe aux fruits frite dans de la bière blonde. Et si vous êtes chanceux, vous risquez de tomber sur la même serveuse qui vous a servit votre pinte la nuit dernière !

À NE PAS FAIRE :

DORMIR DANS UN CHAMP DE FOIN

Puisqu’on avait pas vérifier où dormir une fois rendu à Saint-Tite, on a essayé de se trouver un endroit où piquer notre tente. Après une trentaine de minutes, on tombe sur ce qu’on croit être un grand terrain de gazon à la fin d’un cul-de-sac. Ce n’est que le lendemain matin, alors qu’un monsieur vient mettre fin à notre sommeil tôt en matinée, qu’on comprend que notre tente était en fait plantée dans un champ de foin. Oups !

La suite (partie 2) dans un prochain article !

C.P. : Audrey Rose

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