Y FAIT FRETTE : ON SE MET CHAUD (OXYMORE HIVERNAL)


On a tous nos habitudes en rentrant d’une grosse journée de boulot. Moi, la première chose que je fais : je me mets en pyjama. Même si j’ai pas pris ma douche, même si je sais que je vais ressortir dans une heure faire des commissions, tout cela ne m’importe peu : dès que je passe le pas de la porte, j’me déshabille et je mets mon pyjama. Je pense que ça vient de l’époque où j’allais dans un collège privé pis que j’avais si hâte d’enlever mon uniforme une fois à la maison…mais bref !

Pour plusieurs, il s’agit plutôt du rituel de la bière : en arrivant de travailler, y’a pas grand-chose de plus satisfaisant qu’une bonne bière frette. Par contre, à ce temps-ci de l’année, si t’es comme moi et que tu attends que tes orteils soient mauves avant d’ouvrir le chauffage, une boisson froide c’est pas vraiment l’idéal. Le vin rouge est toujours une option, mais, encore une fois, t’habites seul comme moi, ouvrir une bouteille de vin c’est un statement : tu assumes que tu feras rien de productif du restant de ta soirée.

Donc, si la bière frette te rebute et qu’une bouteille de rouge c’est trop pour ton mardi soir en solo, peu d’options s’offrent à toi :

1- Tu te fais un thé (boooooooring !)
2- Tu te fais couler un bain pis tu bois ta bière dedans.
3- Tu te rabats sur une boisson alcoolisée chaude.

Me voici donc à la rescousse pour t’aider avec le point #3 (je t’aiderais bien avec les deux premiers, mais pour le 1 y’a David’s Tea pis pour le 2 j’suis pas à l’aise de rentrer chez toi faire couler ton bain).

Qu’on se le dise, quand on parle d’alcool chaud, les options ne sont pas ragoûtantes : il y le classique vin chaud aux épices (beurk) ou la nouvelle tendance de boire de la bière chaude (re-beurk).

La recette de bière chaude ressemble un peu à celle pour le vin : gingembre, vanille, clous de girofle, cannelle, orange… Personnellement je trouve qu’il se fait tellement de bonnes bières, pourquoi vouloir la chauffer en y mettant du pot pourri dedans ? Et même si je suis une fan de breuvage houblonné, il y a plusieurs raisons qui font que je n’aime pas la bière chaude, mais le fait que Google me propose « bière chaude avortement » comme premier choix de recherche arrive pas mal en haut de la liste (j’ai peur).

Cela dit, s’il y a un endroit où j’essaierai de me réconcilier avec la bière chaude, c’est au Marché de Noël du Brasseur ce samedi 17 décembre à MaBrasserie :

« Une semaine avant Noël, viens te procurer des produits gourmands et artisanaux tout en te régalant d’une bière brassée sur place : accords mets & bières avec des produits du marché et les créations brassicoles de MaBrasserie – bière chaude version Noël – cadeaux pour ton chum, ta blonde, tes petits, tes amis… »

Moi ça me parle.

Mais outre lors de cet événement, quand vient le temps des boissons chaudes, j’ai plutôt envie de faire confiance à une tradition millénaire qui a fait ses preuves : le saké.

Il y a quelques années, j’ai pris un cours de japonais et tout ce dont je me rappelle c’est que le mot japonais « saké » désigne en fait tous les alcools. Le terme exact pour ce qu’on appelle ici du saké serait plutôt « nihonshu », littéralement « alcool japonais ». Aussi, même si les Japonais eux-mêmes parlent parfois de cet alcool comme étant du vin japonais, selon la méthode de fabrication il s’agirait en fait d’une bière de riz (toute est dans toute).

Je m’égare… Revenons à notre problème initial : le boire de fin de journée. Donc en revenant du boulot, au lieu de passer au dépanneur, arrête à la SAQ, trouve la section des sakés et choisit une bouteille. Comment ? Tu peux demander de l’aide aux conseillers SAQ, mais il y a de fortes chances qu’ils ne fassent que vous lire l’arrière de la bouteille (peu s’y connaissent en sakés). Il est donc bon de savoir que, de manière générale, la plupart des sakés peuvent se boire froids ou chauds. Il est toutefois préférable de boire froids les plus raffinés et de faire chauffer ceux qui manquent de complexité (traduction : faites chauffer les plus cheaps, ça ajoute de la complexité aux arômes).

Comme valeur sûre de sakés à boire chauds, voici deux bouteilles que vous trouverez à la SAQ à moins de 15$ :

Hakutsuru
720 ml
11,10 $

Hakutsuru Draft
300 ml
7,45 $

Pour faire chauffer le saké, les gens patients le feront dans un bain-marie et les plus rustres le feront au micro-ondes. Fait intéressant : les micro-ondes japonais possèdent une fonction nommée « kanzake » spécialement conçue pour chauffer le saké. Cela dit, sachant qu’au Japon toutes les toilettes sont équipées de boutons nous permettant de choisir la musique qui joue et la température du siège, cette innovation n’est pas si étonnante…

Alors comme on dit au Japon : Kanpaï !

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