CE QUI SE PASSE À UN BOTTLE RELEASE DE DUNHAM… ÇA NE RESTE PAS À DUNHAM, ÇA SE PARTAGE !


Que vous soyez néophytes ou grands amateurs de bières de microbrasseries, vous avez certainement entendu parler des fameux bottle releases de la brasserie Dunham. Forte de ces six années d’expérience, cette brasserie a su rapidement se tailler une place au sein des acteurs principaux de la scène brassicole du Québec, se classant parmi les 100 meilleures brasseries au monde trois années de suite, en plus d’avoir été jugée meilleure brasserie au Canada en 2016. Bien que leurs bières soient distribuées partout dans la province (de même que dans six pays !), les gens de Dunham se permettent une petite gâterie de temps en temps en organisant un bottle release mettant en vedette des bières exclusives. Ces événements sont rassembleurs et toujours bien festifs puisque les gens se déplacent de loin afin de pouvoir mettre la main sur les rares bouteilles mises en vente pour l’occasion.

Vous n’avez jamais eu la chance de vous rendre à un bottle release de Dunham ? Pire, de vous rendre à Dunham tout court ? Aucune honte à avoir parce que le 14 octobre dernier, l’équipe des Bars tendres était présente à leur événement d’automne et c’était la première fois que notre Charlie Pouliche international posait les pieds là-bas. Voici comment ça s’est passé :

Le fonctionnement

Pour qu’un bottle release soit considéré comme étant une réussite, ça prend un minimum d’organisation. Personne n’aime faire la file durant de longues heures avant l’ouverture d’une brasserie, ni arriver bredouille lorsque c’est enfin leur tour de choisir leurs bouteilles à cause d’un inventaire écoulé. À Dunham, ils ne sont pas fous : c’est pourquoi ils organisent une pré-vente avant chaque événement où l’amateur assoiffé peut commander le nombre de bouteilles souhaitées avec la certitude qu’arrivé au Jour J, ses achats seront honorés.

Passer une pré-commande nécessite toutefois l’achat d’un billet au coût de 10$. Mais on est bien content d’avoir dépensé ce petit montant quand, une fois dans la file pour récupérer ses bouteilles, on reçoit un verre à l’effigie de la brasserie rempli d’une bière spécialement branchée pour l’occasion. Cet automne, on nous a servi la No Tahoma, une farmhouse déjà bien houblonnée, mais en version extra dry hop.

(Quand Éloi Deit, le maître brasseur, a créé la recette de cette bière, il avait commencé par faire des tests avec le houblon Tahoma et …. c’était pas tant l’fun finalement. Il y a donc été en sens inverse en la brassant avec plein de houblons différents : tout sauf du Tahoma !)

Une fois la commande récupérée, on se dirige vers le bar adjacent à la brasserie. Puisque les choses sont bien faites, la liste de fût est composée de toutes les bières qui étaient lancées en bouteille le jour même, en plus de quelques surprises. C’est donc l’occasion idéale pour goûter aux choses qui n’avaient pas attiré notre attention lors de la pré-commande. Et si jamais vous avez des regrets et que vous réalisez que la Oro Zuur Pamplemousse & Vic Secretc’est vraiment exceptionnel, qu’à cela ne tienne, Dunham a aussi pensé à vous.

La boutique de la brasserie est toujours ouverte pour les achats effectués sans pré-commande, pour le bonheur des retardataires et pour le malheur de nos regrets. Ces derniers pourront ressurgir le jour où on versera la dernière goutte de notre précieuse Viti Vini Vici cuvée Joly, cette grisette vieillie en fût de chêne et refermentée avec des peaux de raisin Vidal qui ont préalablement servi à faire du vin de glace au vignoble Le Marathonien, de Jean Joly.

Ce qu’on y mange

La brasserie Dunham n’est pas à visiter que pour sa bière : la cuisine y est également remarquable ! Un petit menu de nourriture sympathique est disponible pour ceux qui préfèrent se prélasser au bar, mais c’est au restaurant de la Table Fermière que les choses se passent vraiment. Sous les commandes du chef Luc Pinard, la carte met en lumière les ingrédients locaux et biologiques de la région. Que tu sois plus du style raviolis aux cèpes ou short ribs de bison braisé, il n’y a aucun risque à sortir de là le ventre vide. Oui, ils ont même une crème brûlée à la citrouille juste pour toi, la basic white girl.

Dunham, brasserie artistique

Finalement, Dunham ne serait pas ce qu’elle est sans ses explorations artistiques uniques. Tel un musée, le bar est décoré des plus belles créations de Simon Bossé, le créateur des audacieuses étiquettes de la brasserie. Au deuxième étage se trouve son atelier, Mille Putois, où Simon s’amuse à afficher non seulement ses oeuvres mais également ses coups de coeurs provenant d’artistes d’un peu partout dans le monde. Du vrai bonbon pour les yeux.

Dans ce sens, un distributeur bien spécial est installé sur un des murs du bar. Les gens d’expérience se souviendront des Distrobotos, ces anciennes machines distributrices de cigarettes. Elles ont toutefois été rachetées par ARCMTL dans le but de les transformer en distributrices d’art, vendus à 2$ l’unité. Un peu partout au Québec, il est possible d’y acheter des collants, petits livres, sérigraphies, macarons et même des albums de musique… Parlez-moi de ça, recycler une machine qui vendait de la fumée pour en faire une vitrine culturelle facilement accessible au grand public !

Lorsque la soirée s’étire…

Une soirée peut se finir tard lorsqu’on s’accoude au bar de Dunham. Depuis quelques semaines seulement, il est maintenant possible de passer la nuit à l’hôtel BOHO, situé juste en haut de la brasserie, pour un prix plus qu’abordable. Plus d’excuse pour profiter du charme pittoresque de l’endroit : c’est l’occasion idéale pour vous planifier une autre aventure dans l’une des brasseries des Cantons-de-l’Est avoisinantes. Non mais, tant qu’à être là, autant en profiter !

En automne, les couleurs éclatantes des arbres et la fraîche odeur des boisés font office d’accessoires non-négligeables lors de la visite de la brasserie. C’est sans contredit le moment parfait pour visiter la région. À notre retour en ville, c’est de ce décor enchanteur dont on se rappellerons lorsqu’on ouvrira une de nos précieuses bouteilles en bonne compagnie, afin de partager le bonheur de l’endroit avec ceux qui n’ont pas eu la chance de vivre l’unique expérience qu’est la brasserie Dunham.

Si on se fie à la tendance, un petit bottle release devrait avoir lieu cet hiver, alors que le prochain événement de taille sera probablement prévu autour du moi de mai. Restez à l’affût : au printemps, ce seront les fleurs qui parfumeront le dévoilement de cet événement !

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